Fiscalité des dividendes en 2026 : PFU ou barème de l’impôt sur le revenu ?

Fiscalité des dividendes en 2026 : PFU ou barème de l’impôt sur le revenu ?

La fiscalité des dividendes 2026 repose principalement sur le prélèvement forfaitaire unique (PFU). Toutefois, les contribuables peuvent, dans certaines situations, opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. PFU, abattement de 40 %, prélèvements sociaux et acompte de 12,8 % : voici les règles essentielles à connaître.

Comment sont imposés les dividendes en 2026 ?

Par défaut, les dividendes perçus par une personne physique sont soumis au prélèvement forfaitaire unique, également appelé PFU.

En 2026, son taux global est de 31,4 %, comprenant :

  • 12,8 % d’impôt sur le revenu ;
  • 18,6 % de prélèvements sociaux.

Le PFU concerne notamment :

  • les dividendes ;
  • les acomptes sur dividendes ;
  • les distributions de réserves ;
  • les bonis de liquidation ;
  • certains revenus ou avantages pouvant être requalifiés en distributions à l’occasion d’un contrôle fiscal.

Quels sont les effets du PFU sur les dividendes ?

Lorsque les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique, le contribuable ne bénéficie pas de l’abattement de 40 % applicable dans le cadre du barème progressif.

La déduction d’une quote-part de CSG n’est pas non plus possible.

Le PFU présente néanmoins l’avantage d’appliquer un taux forfaitaire aux revenus concernés, ce qui permet de connaître plus facilement le niveau d’imposition applicable aux dividendes.

Peut-on choisir le barème progressif de l’impôt sur le revenu ?

Oui. Le contribuable peut choisir de soumettre ses dividendes au barème progressif de l’impôt sur le revenu lorsque cette option lui est plus favorable.

Dans ce cas, les dividendes bénéficient d’un abattement de 40 % avant leur intégration au revenu imposable.

Par ailleurs, lorsque les dividendes sont soumis au barème progressif, une partie de la CSG acquittée, à hauteur de 6,8 %, peut être imputée sur le revenu global imposable du contribuable.

Comment opter pour le barème progressif ?

L’option s’effectue au moment de la déclaration de revenus, en cochant la case 2OP du formulaire 2042.

Attention : cette option ne concerne pas uniquement les dividendes. Elle s’applique à l’ensemble des revenus du capital du foyer fiscal perçus au cours de l’année concernée.

Le choix est effectué chaque année et peut donc être réévalué en fonction de la situation fiscale du foyer.

Depuis le 1er janvier 2026, cette option est révocable.

PFU ou barème progressif : comment choisir pour ses dividendes ?

Le choix entre PFU et barème progressif dépend de la situation fiscale de chaque contribuable.

Le PFU applique un taux forfaitaire de 31,4 %, sans abattement de 40 %. À l’inverse, le barème progressif permet de bénéficier de cet abattement ainsi que de la déductibilité d’une partie de la CSG, mais les dividendes sont alors intégrés aux autres revenus soumis au barème de l’impôt sur le revenu.

Il est donc utile de comparer les deux modes d’imposition avant de valider sa déclaration fiscale.

Dividendes : un prélèvement de 12,8 % est effectué à la source

Quel que soit le mode d’imposition finalement retenu, les revenus distribués perçus par les personnes physiques fiscalement domiciliées en France restent soumis, lors de leur versement :

  • à un prélèvement forfaitaire de 12,8 %, constituant un acompte non libératoire d’impôt sur le revenu ;
  • aux prélèvements sociaux payés à la source.

Le prélèvement de 12,8 % est calculé sur le montant brut des revenus distribués, sans déduction.

Peut-on être dispensé de l’acompte de 12,8 % ?

Une dispense de l’acompte d’impôt sur le revenu peut être accordée lorsque le revenu fiscal de référence de l’année N-2 est inférieur à :

  • 50 000 € pour une personne seule ;
  • 75 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à une imposition commune.

Cette dispense concerne uniquement l’acompte d’impôt sur le revenu et ne remet pas en cause les règles d’imposition définitive des dividendes.

Fiscalité des dividendes 2026 : ce qu’il faut retenir

En 2026, les dividendes sont par principe soumis au PFU de 31,4 %. Le contribuable peut toutefois opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec notamment un abattement de 40 %, lorsque cette solution est plus avantageuse.

Dans tous les cas, un prélèvement de 12,8 % à titre d’acompte ainsi que les prélèvements sociaux sont généralement effectués lors du versement des dividendes.

Le choix entre PFU et barème progressif peut avoir un impact significatif sur le montant final de l’impôt. N’hésitez pas à contacter votre expert-comptable afin d’obtenir une simulation et un diagnostic adaptés à votre situation.

FAQ – Fiscalité des dividendes en 2026

Quel est le taux d’imposition des dividendes en 2026 ?

Par principe, les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, comprenant 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.

Peut-on bénéficier de l’abattement de 40 % avec le PFU ?

Non. L’abattement de 40 % s’applique lorsque les dividendes sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, et non lorsqu’ils sont imposés au PFU.

Comment choisir le barème progressif pour ses dividendes ?

L’option est exercée lors de la déclaration de revenus en cochant la case 2OP du formulaire 2042. Elle concerne l’ensemble des revenus du capital du foyer fiscal pour l’année concernée.

Peut-on être exonéré du prélèvement de 12,8 % ?

Une dispense d’acompte peut être obtenue sous conditions de revenus. Le revenu fiscal de référence N-2 doit être inférieur à 50 000 € pour une personne seule ou à 75 000 € pour un couple soumis à imposition commune.


Source : Art. 200 A du Code général des impôts https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053546896